1896

Une histoire commencée en... 1896

Premier club régional créé au monde, second club en France, l’Automobile Club de Nice (ou plutôt le Nice-Vélo-Club) est né très exactement le 26 mai 1896 pour regrouper les pionniers azuréens. Il prendra le nom d’Automobile Vélo Club de Nice (A.V.C.N) à la suite de l’organisation de la course Marseille Nice Monaco de janvier 1897. Le 16 avril 1900, il prit définitivement le nom d'Automobile Club de Nice (A.C.N.). Dès ses débuts, il a également contribué à attirer sur la Côte d’Azur les touristes fortunés, principalement des Britanniques et des Russes passionnés par cette nouvelle invention qu'était encore l'automobile. Durant cette première période, les membres du club étaient donc des passionnés avant-gardistes, mais aussi des mécènes. Et des sportifs : ils participaient physiquement à toutes les manifestations qu’ils organisaient. Parmi le sfondaterus figure le baron Van Etienne Zuylen de Nyevelt, qui fut le fondateur (avec le comte de Dion) et le premier président de l'Automobile Club de France.

Un  précurseur... l’Automobile Club de Nice est à l’origine :
- de la toute première course de côte au monde,
 à la Turbie ( janvier 1897), remportée par André Michelin avec un break-vapeur De Dion sur pneus, à la moyenne de 31,2 km/h ! (L'épreuve faisait alors 16,6 km et constituait la 3e étape d'une course Marseille-Nice)
- du premier concours d’élégance au monde (1899),
- du financement des premiers essais de goudronnage des routes à Nice...

- Et même de l'Aéro-Club et l'Aéroport de Nice !

1946 à nos jours

De 1946 à nos jours, l’immédiat après-guerre se caractérise par de nouveaux changements radicaux. Au niveau sportif, la réglementation impose désormais que toutes les épreuves sportives soient organisées que par des associations sportives automobiles (ASA) : dès 1946, le club développe donc l’ASAC Nice, qui organise toujours de nos jours le célèbre rallye Jean Behra “moderne”.

 

En outre, l’automobile se démocratise et la population aspire à plus de liberté et de loisirs :  la voiture est l’outil parfait et va s’imposer comme moyen de transport de masse. L’ACN a senti cette mutation et ouvre ses portes à tous les usagers, en offrant à ses adhérents de nouveaux services : informations touristiques, itinéraires de voyages, cartes de camping, la vente de vignettes autoroutières Suisse et Autriche, les carnets de passage en douane...

1919 à 1939

De 1919 à 1939, la guerre a provoqué de profonde mutation au sein de la société européenne. Des fortunes se sont dissoutes, d’autres se sont créées, le mécénat n’est plus vraiment à l’ordre du jour... Les nouveaux membres de l’ACN sont surtout des industriels, qui voient en l’essor de l’automobile des retombées économiques, mais aussi le moyen de développer la notoriété de Nice et de la Cote d’Azur. C’est la période la plus prolifique du club en matière de sport automobile, avec des épreuves de renommées internationales :
- la course de cote de la Turbie (1922/1939),
- le critérium international de tourisme Paris-Nice (1922/1939),
- le concours d’élégance de Nice (1930/1939)
- Et surtout, le mythique Grand Prix de Nice (1932/1935), remporté par des pilotes de la trempe de Chiron (1932, Bugatti), Nuvolari (1933, Maserati et 1935, Alfa Romeo) et Varzi (1934, Alfa Romeo). Une ultime édition se déroula en 1946 ( mais selon une formule différente des GP d’avant-guerre) sur le très glamour “circuit” de la Promenade des Anglais, elle fut remportée par Villoresi sur Maserati. Voir le GP 1932 en vidéo sur le site de l'INA et des images des autres GP sur notre chaine Youtube.

Aujourd’hui

Aujourd’hui, l’ACN propose toujours des services étendus pour l’automobiliste : le club a ajouté à son offre protection juridique, dépannage en France ou en Europe, et plus récemment, des stages de rattrapage de points du permis de conduire. Car depuis plus d'un siècle d'existence, le Club a su s’adapter à son époque !